Tours du PAV : on voit poindre le désastre urbain

Les deux premières tours du PAV, à peine érigées, signalent aux habitants de Genève un changement radical dans l’urbanisation du canton. Devant ce fait accompli chacun mesure l’impact inesthétique sur le grand paysage genevois et la verticalité en rupture avec la ville historique.

Concocté il y a une vingtaine d’années par une poignée de décideurs dans la perspective d’une croissance soutenue, ce projet qui prévoit 38 tours et gratte-ciels culminant à 170 m. doit absolument être révisé au vu des circonstances climatiques et économiques. La vision prospective d’une ville du XXIe siècle, telle qu’elle a été imaginée dans l’esprit de certains, est inappropriée aux défis actuels. On ne doit plus se permettre d’envisager des constructions entraînant un tel coût énergétique et une telle empreinte écologique.

Dans les années 1970 une critique internationale s’est développée contre les tours d’habitation invoquant des raisons sanitaires, de bien-être des individus et de sécurité, critique amplifiée par l’attaque du 11 septembre au World Trade Center. Seule l’économie quantitativiste ferme les yeux sur ces inconvénients majeurs et incite à revenir à un urbanisme de tours. Le tout assaisonné du greenwashing auquel le marketing nous ont habitués.

Au titre de candidat au Conseil d’Etat, je soutiens les habitantes et habitants de Genève qui réfutent ces nouvelles constructions. J’enjoins tous les citoyens et toutes les citoyennes à se mobiliser en ce sens.